Samedi 13 février 2010
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15:00
Une réédition d'un écrit que j'aime beaucoup
...
Dans les sentiers battus, petit ru
Parfois, à l'ombre, se sent un peu perdu
S'échoue en des murmures éperdus
Petit filet en herbe, son âme mise à nu
Bravant les méandres de la terre
Se gaussant, il en est pas peu fier
Stratagèmes, cela va de pair
Bienheureux il a rejoint la rivière
Que nenni, bouillonnant, jaillissant
Bravant tous les vents
Le cœur tout tremblant
Le fleuve était le défi du moment
S'époumonant dans un boucan d'enfer
Il voulait rejoindre l'estuaire
Menant une bataille d'un bras de fer
Qui l'emmènerait se jeter dans la mer
Au gré des marées il vivait
Son moi profond dérivait
Gagné par son envie, sentiments trépidants
désir fou se marier à l'océan
Déjà, il découvrait que banquise fondait
Souffle de la terre, mais multitude de forêts décapitées
Pétroliers, sans aménité, dans la mer, se déversaient
Faune, flore et poissons disparaissaient
Dans cette immensité, un peu déçu,
Il se souvint alors du petit ru
Trop tard pour ses regrets un peu confus
Au fil des siècles, tant de choses il avait vues
Mais comme le pas était franchi
Dans ses flots tant de dépit
Se voulant rassurant
Son âme adulte, toujours bon enfant
Pour sûr, il n’était pas né d’hier
Débandade et sagesse d’un parcours
Téméraire, il avait voulu livrer cette guerre
Reste son essence qui nous appelle au secours
Il sait qu'il fait partie
de ces quatre éléments
De lui, ne laisse qu'un ultime message
Au travers de la ferveur du temps
Prenez soin de cette terre sans âge
Mais, demain qu'en sera-t-il ?
Cristal,
Par Cristal
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Mardi 9 février 2010
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06:00
NB : Il s'agit simplement d'un écrit qui n'est en rien mon état d'âme actuel

Sur un piano désaccordé, elle a laissé une rose de l’évanescence
Aux essences de son cœur se confond l’incertitude du
lendemain
Encre de douceur ou plume sanglante divaguait sa prose sur parchemin
Mais dans cette maison vide, elle n’y a rencontré que l’absence
Au fond d’une poche, couchés sur morceau de papier ses rêves intenses
Comme un appel muet, quelques mots pour lui de tendresse
griffonnés
Mais la lune blafarde ne lui renvoie que son visage chiffonné
Un cri, couleur de peine, dans la nuit ne brise que l’amer silence
Dans sa boîte aux lettres elle a déposé en subtiles fragrances
Un sourire qui au fil des jours s’étiole et ne tardera pas à se
figer
Ne résonne plus que le rire endiablé de ses pensées affligées
Elle s’est consumée dans un brasier, ne restent que des cendres en substance
Inachevée comme une toile, elle n’attend plus de réponse et se rend à l’évidence
Surprise par cette violente vérité, sous
l’emprise impétueuse d’un beau discours
Magnétisée par les mots mensonge, la trahison se devine sur la rive au long
cours
Inflexible jugement, le monde des étoiles n’existe pas, il n’est fait que d’indifférence
Cristal,
Par Cristal
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Vendredi 5 février 2010
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Dans mon Palais, tu n’entendras ni rires, ni chansons
seulement des pleurs dans les couloirs de
l’instruction
des interrogatoires où tu te heurteras à des démons
Dans mon Palais, tu t’étonneras de la haine engendrée par ceux
qui au terme de la vie à deux, ont oublié les moments
heureux
où seules bataille ignoble, rancune, colère, coulent et grondent en eux
Dans mon Palais, tu rencontreras le vide et l’incompréhension
lorsqu’un juge aura prononcé, de leur maison,
l’expulsion
d'êtres dont le quotidien est chômage, endettement et privation
Dans mon Palais, tu verras les visages défaits des parents trop tolérants
des cris à la condamnation de leurs enfants dans le
désoeuvrement
mais sans conteste, trop longtemps qu’ils étaient défaillants
Dans mon Palais, tu connaîtras la fureur des assises, interminables sessions
où impassibles des meurtriers ignobles se prennent
pour des champions
sans l’ombre d’un regret pour leurs crimes sans nom, paroxysme de la
perversion
Mais…
Si tu viens un jour dans ce Palais, comprend son dur labeur
c'est elle qui t’aidera, oubliant permanence, week end, difficiles
heures
te renseignera sur tes démarches, tes droits, faisant abstraction de tes
erreurs
Ne l’insulte pas, vois plus loin, de miracles elle ne peut faire pour toi
ne l’agresse pas de mots violents, garde pour toi tes
réflexions de mauvaise foi
ne l’humilie pas, maitrise ton destin, dans son Palais seule règne la loi.
Cristal,
Par Cristal
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Jeudi 4 février 2010
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06:00
Bonjour, je suis celle qui passe
te dessiner et deviner un sourire même si tu es lasse
Je suis Cristal de givre de ce mois de février
où il fait bon près du brasier de l'âtre rêver
J'essaime dans la bise de l'hiver des pétales de fleurs
pour te murmurer des mots tout en douceur
Je suis espérance, un petit bout de coeur
pour te chanter des matins bonheur
Je suis l'aube de ce mois de février
le soleil qui de ses doux rayons viendra de réchauffer
Je te laisse des rires de ma Champagne adorée
pour illuminer cette
journée et de doux baisers
Cristal,
Par Cristal
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Mardi 2 février 2010
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06:00
Toujours une superbe création de Thierry Dentelle de
Lune
N'hésitez pas à parcourir son merveilleux blog
Et les voiliers portent les longs sanglots de la souffrance
Et se propulsent et se déchirent dans la houle du silence
Le cœur dans un écrin de soie brodé par l’amour
Que son chevalier lui murmurera un peu plus chaque jour
Alors quand l’absence se fait trop lourde, trop infâme
Elle se drape de voiles légers et de sandales tressées
Pour danser à la complainte des mots miroir de son âme
Sur le sable de cette plage, gravé le concerto de son cœur jadis blessé…
Elle perçoit sa voix tendre, doux murmure du chant de l’espérance :
"Chasse les embruns qui creusent des sillons sur tes joues"
"Oublie les lames qui roulent dans une marée de tristesse"
"Ne vois que la lumière qui tel le phare éclaire la nuit floue"
"Il saura te protéger pour ne percevoir que le clapotis de l'amour"
Alors elle contemple l’horizon et ses rêves vers lui s’envolent
Elle l’attend infiniment, le vent lui chante qu’il apaise les blessures
Demain pour toi je sèmerai des fleurs délicates dans les jardins d’Eole
Sur l’étrange chemin des cœurs, partage du bonheur sans mesure
Et dans les vagues de l’espoir, parfumée des pétales du soir
Sur cette île, de ton amour dessiné en encre marine je me pare
Je devine ton regard dans les flots de soie argentés d’espoir
Sous tes caresses je chavire, de mon corps tu t’empares
Murmure de moi, pour toi...
Cristal,

Par Cristal
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L'empreinte de vos passages