Dans mon Palais, tu n’entendras ni rires, ni chansons
seulement des pleurs dans les couloirs de
l’instruction
des interrogatoires où tu te heurteras à des démons
Dans mon Palais, tu t’étonneras de la haine engendrée par ceux
qui au terme de la vie à deux, ont oublié les moments
heureux
où seules bataille ignoble, rancune, colère, coulent et grondent en eux
Dans mon Palais, tu rencontreras le vide et l’incompréhension
lorsqu’un juge aura prononcé, de leur maison,
l’expulsion
d'êtres dont le quotidien est chômage, endettement et privation
Dans mon Palais, tu verras les visages défaits des parents trop tolérants
des cris à la condamnation de leurs enfants dans le
désoeuvrement
mais sans conteste, trop longtemps qu’ils étaient défaillants
Dans mon Palais, tu connaîtras la fureur des assises, interminables sessions
où impassibles des meurtriers ignobles se prennent
pour des champions
sans l’ombre d’un regret pour leurs crimes sans nom, paroxysme de la
perversion
Mais…
Si tu viens un jour dans ce Palais, comprend son dur labeur
c'est elle qui t’aidera, oubliant permanence, week end, difficiles
heures
te renseignera sur tes démarches, tes droits, faisant abstraction de tes
erreurs
Ne l’insulte pas, vois plus loin, de miracles elle ne peut faire pour toi
ne l’agresse pas de mots violents, garde pour toi tes
réflexions de mauvaise foi
ne l’humilie pas, maitrise ton destin, dans son Palais seule règne la loi.
Cristal,
Ecrire un commentaire - Voir les 25 commentaires


















L'empreinte de vos passages